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Nadia El Fani : On doit combattre les islamistes au niveau de leur projet anti-démocratique

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Publié le 28/12/2011

La réalisatrice Nadia El Fani, source de grandes polémiques autour de l’Islam, vient d’accorder récemment une interview-vidéo à notre confrère Jeuneafrique.com, dans laquelle la cinéaste a répondu à quelques questions ‘piège’ qui lui ont été posées, tel que : arrivée au pouvoir des islamistes en Tunisie, droits des femmes, menace salafiste...

 

Dans cette vidéo, la cinéaste plus ou moins controversée a donné son propre point de vue sur la situation politique et sociale en Tunisie.

 

A la question : Que pensez-vous de la victoire des islamistes à l’assemblée constituante ?

 

La réalisatrice a déclaré qu’il ne s’agit pas là d’une écrasante majorité obtenue par les islamistes, ils ont rassemblé le plus grand nombre de voix, (environ 1,3 millions) sur plus de 7 millions en âge de voter, mais je considère que leur projet est un ‘’projet anti-démocratique’’ et avant tout on doit les combattre à ce niveau-là.

 

D’autre-part, c’est un parti qui prône le ‘’libéralisme économique’’, et pour moi c’est un parti de droite conservateur, et je les combats aussi au niveau de leur programme ‘’politique et économique’’. On voit bien aujourd’hui les alliances qui sont faites, ils sont reçus aux Etats-Unis, etc.

 

A la question : Le Parti Ennahdha a su mobiliser les jeunes tunisiens. Comment l’expliquez-vous ?

 

Nadia El Fani a précisé que c’est très significatif, la jeunesse tunisienne est une génération BEN ALI, ils sont nés avec la dictature  et ils sont nés avec un vide politique, un désert politique, ils ne se sont retrouvés que dans les mosquées, dans l’Islam, avec en plus cette montée de l’intégrisme mondial…

 

Vous pouvez continuer à écouter Nadia El Fani en visionnant la vidéo de l’interview accordée à Jeune Afrique en cliquant ici.

 

Par ailleurs, Nadia el-Fani a livré à Jeune Afrique qu’elle a décidé de ne pas rentrer au pays : « …je refuse de rentrer tant que la justice ne fera pas son travail », dit elle, en se référant à une plainte déposée contre elle par trois avocats islamistes qui l'accusent d'atteintes au sacré, aux bonnes mœurs et aux préceptes religieux. « Soit la justice classe l'affaire, soit elle instruit le procès, et dans le second cas, j'en ferai un procès politique », avance-t-elle, tout en s'empressant de reprendre le célèbre slogan « on ne va pas passer du Benalisme au Benislamisme ! »



D’autre-part, la réalisatrice déclare attendre la sortie de son nouveau film (prévu pour février 2012), qui revient sur les suites de l'épopée "Laïcité Inch'Allah!".

 

 

 

A.Chennoufi

 

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