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La journée mondiale de la femme: La littérature féminine africaine, un véritable contre discours positif

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A l’occasion de la journée mondiale de la femme je vous présente une étude sociologique de la littérature féminine africaine selon le regard porté par des étudiants africains.
La littérature féminine africaine: un véritable contre discours positif

Enquête auprès des étudiants africains

Au-delà de relater des faits sociaux où des approches littéraires, nous nous sommes intéressés à étudier de prés la perception de l’étudiant et son échelle de sélection dans le domaine de la littérature féminine africaine. Pour ce faire, nous nous sommes référés à deux approches sociologiques :
-L’approche de la sociologie de la littérature qui nous a ouvert une piste de recherche pour détecter les phénomènes abordés dans les ouvrages des écrivaines africaines lus par les étudiants enquêtés.
-L’approche de la sociologie du genre nous a permis de mettre l’accent sur la problématisation de la condition de la femme africaine et sur le contre discours positif qu’apportent les écrivaines africaines étudiées.
⦁ La littérature féminine africaine
La présence des femmes dans le champ littéraire est une conquête réalisée par des « militante de l’ombre » (Ouédraogo ; 2008).Les années 1970 correspondant à l’émergence d’une littérature lourde de désillusion face aux dictatures des régimes postcoloniaux. Parallèlement, on voit apparaître les débuts de l’écriture féminine qui choisissent le pseudonyme de Ken Bugul, « celle dont personne ne veut » en wolof. Parmi les auteures les plus marquantes :
Les sénégalaises : Aminata SawFall l’écrivaine sénégalaise que son œuvre portait un regard critique sur l’hypocrisie de la société sénégalaise et l’idéologie patriarcale. Mariam Bâ qui à travers la lettre qu’écrit à son amie d’enfance, c’est toute la condition des Africaines qui est révélée. « The si longue lettre ». Marie Ndiaye dans « Trois femmes puissantes », dessine les portraits de trois femmes aux inspirations de liberté ardemment assumées. Oumou Cathy BEYE avec son roman « Dakar des insurgées » plein de rebondissements avec les mots justes et les personnages qu’il fallait, il nous entraîne dans un récit qui démystifie les orthodoxies et s’élève contre les inégalités entre les sexes.
La narratrice Djiboutienne Mouna-Hodan AHMED affirme dans son roman  «  Les enfants du khat » « Ce sont des pauvres femmes luttant pour nourrir leur progéniture nombreuse qui doivent débourser obligatoirement l’argent nécessaire à satisfaire le vice de leurs maris »…
AssiaDjebar l’algérienne dans « la nuit des récits de Fatima » raconte le vécu, la révolte et la soumission, ça va de même pour ces autres ouvrage comme : « Langage de l’ombre »et « Femmes d’Alger dans leurs appartement »…
Les écrivaines mettent principalement en scène des personnages féminins puissants et développent une écriture spécifique, corporelle, « sociale et sensitive » (Brière, Gallimore ; 1997), vindicative et constructive à la fois. Envisagée sous cet angle, la littérature féminine africaine constitue un véritable contre-discours positif, à même de revendiquer des changements sociaux majeurs.
Quatre écrivaines et leurs ouvrages réunissaient le plus grand nombre de réponses de nos enquêtés :
⦁ Mariama Bâ « Une si longue lettre »
⦁ Aminata SawFall « La grève des Bàttu »
⦁ Marie Ndiaye  « Trois femmes puissantes »
⦁ AssiaDjebar « Femmes d’Alger dans leur appartement »

La sénégalaise Mariam Bà, née le 17 avril 1929 à Dakar, est élevée et éduquée chez ses grands-parents maternels dans un milieu musulman traditionnel qui accorde une grande importance aux valeurs ancestrales et au rejet de l’influence de la culture française.
Enseignante puis inspectrice régionale et surtout militante associative pour les droits de la femme, elle milite également pour l’éducation pour tous. Elle devient membre de la fédération des associations féminines du Sénégal et elle est placée au cœur des organisations de lutte pour la cause féministe.
Les étudiants enquêtés ont lié son nom au nom de son premier ouvrage « une si longue lettre ». Paru en 1979, il raconte l’histoire de Ramata qui vient de perdre son mari, envoie une longue lettre à son amie d’enfance Aïssatou. Ce n’est pas le veuvage qui inspire ces méditations à Ramata mais c’est surtout : les difficultés du couple, la polygamie et le fait d’être une coépouse, la jalousie….
« Ce livre m’a envoutée, m’a enrichie par la profondeur des personnages. Je me suis sentie de tout cœur avec Rama, Bintou et tous les autres personnages à leur manière. » « Au moment où le livre est publié, il a été un pavé dans la mare. L’auteur a brandi ce livre comme une arme pour dénoncer la condition des femmes. Tout au long de sa vie, Mariam Ba n’a eu de cesse de militer pour que la femme africaine prenne conscience et agisse pour prendre la place qu’elle souhaite occuper dans le monde patriarcal. »
Un contre discours positif :
Ramata était une femme certes seule et rongée de regrets, mais une femme digne, finissant par se réconcilier avec sa solitude et finalement sans doute avec elle-même. Ramata, pourtant victime d’une société traditionnelle, elle ne rejette pas, bien au contraire : « Nous étions pleins de nostalgie, mais résolument progressiste »
Ramata a réussi à accomplir une révolution interne et intime ce n’est pas à cause de l’expérience douloureuse du délaissement mais surtout une mission émancipatrice de s’accomplir en tant que femme, à travers des actions quotidiennes et apparemment anodines : aller seule au cinéma, parler de sexualité à ses fille, aider sa fille encore toute jeune à élever son enfant…
Les dernières pages, gorgées d’espoir nous distillent en quelques lignes les clés d’un bonheur simple et digne, dans lequel pourront se trouver toutes les femmes, mais aussi comme le dit l’auteur elle-même, les « hommes de bonne volonté »
« Le mot bonheur recouvre bien quelque chose, n’est-ce pas ? J’irai à sa recherche »
(Bâ ; 1979)

 

Aminata Saw Fall, née le 27 avril 1941au Sénégal, est l’une des pionnières de la littérature africaine francophone. Elle a eu le grand prix littéraire d’Afrique noire en 1980 avec son livre « La grève des Bàttu ». Ce dernier est le plus connu selon les étudiants enquêtés. C’est l’histoire imaginaire qui repose sur des faits réels à dimension purement africaine. La narratrice imagine une grève des mendiants chassés de la capitale par des autorités soucieuses de promouvoir le tourisme « les Bàttu sont des sébiles des mendiants » Qu’est ce qui peut donc amener les mendiants à la grève mentionnée dans le titre ?
Mour N’diaye le ministre du tourisme a ordonné de « procéder aux désencombrement humain » d’éloigner les mendiants « les déchets humains »hors de la ville qui dérangeait les touristes. Les mendiants « écrasés par les humiliations, décident de faire la grève et de ne plus mendier. C’est toute la vie sociale qui se trouve bouleversée. Les gents ne trouvaient plus à qui adresser leurs prières et à qui faire leurs dons qui doivent mener la réussite.
« Leur grève se trouve être un succès car la tradition des sacrifices force les puissants à aller vers eux. Difficile d’imaginer pareil renversement de logique dans le monde occidental où l’exclusion volontaire serait sans doute la pire des solutions pour ces damnés. »
Un contre discours positif :
Avec humour et gravité, Aminata Saw Fall met en exergue la culture africaine ancestrale intériorisée en expriment une considération importante des mendiants : qui ont un rôle social invisible très important dans un système où les carrières se bâtissent sur les conseils des marabouts.
« Une petite fable sociale aussi fun que prévisible »
Une invitation à un retour aux sources, consolider les spécificités culturelles et éviter le conformisme occidental dogmatique implacable au contexte socioculturelle de l’Afrique.
« Dans une société lorsque les gents dansent d’un pied il faut danser d’un pied, tout dépend de là ou doit nous mener la danse… » (Saw Fall ; 2005)

La narratrice Marie Ndiaye est née à Paris, de mère française et de père sénégalais. Son père l’a quitté et est retourné au Sénégal alors qu’elle n’a qu’un an. Elle ne l’a vu que trois fois.
Le roman préféré des étudiants enquêtés est celui qui a eu en 2009 le prix Goncourt. Il s’agit de « Les trois femmes puissantes ». Marie Ndiaye narre la vie des trois femmes sénégalaises : Norah, Fanta et Kady. « Hymne à la résistance, Trois Femmes Puissantes célèbre la liberté, la bravoure et la dignité, mais aussi les talents d’une écriture qui métamorphose trois personnages médiocrement ordinaires en Femmes Puissantes. »
Pour la première femme Norah, la narratrice évoque le tragique de la filiation :
« Quelle sorte d’homme ai-je fait entrer chez moi ? »
La narratrice évoque le tragique de la filiation avec Norah, l’image du père monstre « Car leur père était ainsi, un homme implacable et terrible » un homme « secret et présomptueux » qui a pour ses filles, qu’il confond toujours des « remarques cruelles, offensantes, proférées avec désinvolture » qui les excluent du cercle de ses proches car elles « avaient toujours eu, pour leur père, le défaut rédhibitoire d’être trop typées, c’est-à-dire de lui ressembler davantage qu’à leur mère ». « Cet homme fini, brillait de mille feux livides ». La description du père passe par le filtre du regard de la fille et son ressenti de l’enfant écarté.
(Ndiaye ; 2011)
Dans la deuxième histoire, Fanta souffrait de l’image du père assassin « Abel Descas, avait un jour assassiné son associé, Salif, à Dara Salam. » et la violence de son mari français et ses paroles blessantes « Tu peux retourner d’où tu viens ».
La troisième femme c’est Khady Demba. Après trois ans de mariage, elle n’a pas eu d’enfant et se retrouve veuve. Méprisée par sa belle famille, elle devenait comme « un bon chien travailleur pour ses deux belles sœurs ».

Contre discours positif :
Les trois femmes dans les différents récits expriment une révolte contre leur filiation et plus largement leur condition :
Norah apprend à s’affranchir peu à peu de l’étau paternel et sort du cercle tragique qu’il a tracé pour elle en réapprenant à devenir mère à son tour
Fanta prend conscience : « Pourquoi lui faudrait-elle, jusque dans le pire, ressembler à son père ? » p 211, elle élève son âme et lui fait acquérir une certaine dimension.
Khady, qui semble nous donner les clefs d’une compréhension plus large des deux premières histoires. En effet, le troisième volet peint les traits d’une Femme-Courage luttant contre le deuil, l’adversité, la bêtise, la pauvreté, le sordide de la vie, la misère, la trahison. Nulle question de filiation ici : Khady est orpheline et stérile, mais elle apprend à affronter pleinement la vie, à quitter le « sommeil blanc » de la passivité, toujours persuadée de sa dignité et de son humanité « sa propre conviction qu’elle dirigeait maintenant elle-même le précaire, l’instable attelage de son existence », , même quand tout la réifie.

Fatima-Zohra Imalayène, dite Assia Djebar, né le 30 juin 1936 en Algérie et décédée le 6 février 2015 à Paris, c’est une femme de lettre algérienne d’expression française.
Les étudiants africains ont mentionné son premier ouvrage : « Les femmes d’Alger dans leur appartement » :
Le titre de ce recueil est emprunté aux tableaux de Delacroix et de Picasso, la narratrice entretien un rapport dialogique avec la peinture et s’en inspire pour élaborer un parcours narratif racontant l’histoire des femmes d’Alger.
« Les femmes d’Alger dans leur appartement » est basé sur un travail qui consiste à déchiffrer les codes picturaux, de les mettre en œuvre, de les approprier et les médiatiser dans le cadre du rêve et de la mémoire, au sein desquels « Les femmes d’Alger » prennent vie, parole et se dévoilent. Ce projet est écrit d’une façon très particulière à la croisée du texte et de l’image. Trois types d’espaces sont représentés dans la nouvelle « Femmes d’Alger » : des espaces réels :
⦁ Pièces d’un appartement : description d’une vie de couple
⦁ Hammam bain public : lors d’un moment de détente et de conversation qui est bouleversé par la chute sur une dalle de la porteuse d’eau Fatma
⦁ Salle d’opération d’un hôpital : où se prolonge cet incident dans une série de discussions entre femmes qui se remémorent leur passé. Ces conversations débouchent sur l’image d’un tableau.
Le contre discours positif :
Il est possible de voir comment Djebar passe un contre discours positif à partir de la peinture de Delacroix à l’écriture du texte éponyme, alors que l’autre effectue la mise en récit de souvenirs partagés entre des femmes qui se délassent, nues, dans un bain public, espace à travers lequel Djebar pratique une écriture ayant des affinités avec la technique de travail de Picasso. Vingt ans après la guerre d’indépendance dans laquelle les Algériennes jouèrent un rôle que nul ne peut leur contester, comment vivent-elles au quotidien, quelle marge de liberté ont-elle pu conquérir ?
⦁ Discussion
L’analyse de contenu des données recueillies à partir des entretiens en profondeur que nous avons menés ainsi que la recherche documentaire nous ont permis d’identifier le passage de quatre écrivaines africaines. L’analyse des données a aussi mis en relief les différentes représentations de l’étudiant sur la littérature féminine africaine.
A lire les résultats des entretiens nous constatons l’absence de décalage de fond avec la littérature sur les deux volets sociologiques : la sociologie de la littérature et la sociologie du genre.

⦁ La sociologie de la littérature
En adoptant des méthodes d’investigation scientifiques, la sociologie de la littérature propose l’étude des phénomènes sociaux abordés par les écrivains dans leurs ouvrages à savoir : leurs descriptions des mœurs de différents milieux sociaux (de l’aristocratie aux bas-fonds en passant par la bourgeoisie), professionnels (journalistique, médical, boursier ect.), d’institutions comme le mariage, la famille, l’école, des transformations de la société et de la mobilité sociale (ascension, déclin)…
Dans les ouvrages de nos écrivaines africaines étudiés plusieurs phénomènes ont été évoqués :
⦁ Mariam Bà, dans « si longue lettre », évoque: la polygamie, les castes et l’exploitation des femmes, opposition de la famille, manque de capacité de s’adapter au nouveau milieu culturel face à des mariages interraciaux. Les sentiments de Ramata envers son mari défunt sont en effet ambigus, à la fois empreints de tendresse et de colère mais aussi de dépit e de nostalgie. Ceci confère au roman une dimension universelle, au-delà des sphères temporelle (Les années 1970) et spatiales (le contexte culturel sénégalais). Bà nous dépeint également une société en pleine mutation, prise entre tradition et modernité, notamment à travers la question des places des femmes ; cette société est celle de l’après-indépendance et du cortège de questionnements qu’elle soulève : « le modernisme ne peut donc être, sans s’accompagner de la dégradation des mœurs ? »
⦁ Au niveau du deuxième ouvrage « La grève des Bàttu », Aminata Saw Fall fustige le
Phénomène de la pauvreté : la réaction des gouvernements devant la pauvreté, la refouler au nom du tourisme et ne pas chercher des solutions plus humanistes comme l’éducation, aide sociale…Le comportement des élites gouvernementales : la corruption, décréter des lois hors contexte socio culturel… Ainsi qu’une illustration typiquement africaine : les marabouts, les croyances et les pratiques. L’idée est de créer des contres coup politiques et sociales.
⦁ Dans le même ordre d’idées, Marie Ndiaye  dans « Trois femmes puissantes » évoque : la difficulté de l’exil, le deuil, la bêtise, la pauvreté, la sordide de la vie, la misère, la trahison…
⦁ L’émancipation de la femme et le passé coloniale ont été abordés par Assia Djaber dans « Les femmes d’Alger dans leurs appartements ».

⦁ La sociologie du genre
La sociologie du genre traite une problématique principale : la construction sociale de la différence hiérarchisée des sexes. Selon Joan Scott « Le genre est un élément constitutif des rapports sociaux fondé sur des différences perçues entre les sexes, et le genre est une façon première de signifier les rapports de pouvoir » ce qui signifie que le genre aide à penser la dimension sociale de la différence des sexes et que cette différence se construit comme une hiérarchie « une domination masculine » (Clair ; 2015). Cette différence de sexe a été renforcée par les observations faites par les anthropologues, en particulier par Margaret Mead montrant la diversité des comportements des hommes et des femmes dans différentes culture.
Dans la culture africaine, les écrivaines africaines étudiées ont, belle et bien, évoqué ce phénomène dans leurs récits :
⦁ Mariam Bà décrit les stéréotypes qu’on assigne aux sexes biologiques et qui relèvent
D’une construction sociale africaine. L’auteur a brandi ce livre comme une arme pour dénoncer la condition des femmes. Tout au long de sa vie, Mariama Bâ n’a eu de cesse de militer pour que la femme africaine prenne conscience et agisse pour prendre la place qu’elle souhaite occuper dans le monde patriarcal. Le roman fustige la polygamie, mais aussi les impasses de cette société clivée. « Ainsi, pour changer de « saveur », les hommes trompent leurs épouses. J’étais offusquée. Ton cas, Aïssatou, le cas de bien d’autres femmes, méprisées, reléguées ou échangées comme un boubou usé ou démodé ».
⦁ Aminata Saw Fall a évoqué la condition de la femme dans « La grève des Battù ».
⦁ Ndiaye, quant à elle, a consacré sa narration à la description de la vie des « Trois femmes puissantes ». L’objectif majeur de l’ouvrage est de battre en brèche la société patriarcale. L’idée est de prendre revanche, de se révolter et militer pour l’émancipation de la femme, la femme souffrante de cette injustice et cette inégalité et cette domination masculine : « Oh, certes, elle avait froid et mal dans chaque parcelle de son corps, mais elle réfléchissait avec une telle intensité qu’elle pouvait oublier le froid et la douleur… »
⦁ En 1832, dans Alger récemment conquise, Delacroix s’introduit quelques heures dans
un harem. Il en rapporte un chef-d’œuvre, Femmes d’Alger dans leur appartement, qui demeure un « regard volé ». Un siècle et demi plus tard, vingt ans après la guerre d’indépendance dans laquelle les Algériennes jouèrent un rôle que nul ne peut leur contester, comment vivent-elles au quotidien, quelle marge de liberté ont-elles pu conquérir ?
Assia Djebar raconte : le vécu, la difficulté d’être, la révolte et la soumission, la rigueur de la Loi qui survit à tous les bouleversements et l’éternelle condition des femmes. Au cours de la troisième partie de la nouvelle, l’auteur, dans le contexte du bain public, rassemble ses sœurs algériennes pour les offrir nues au regard masculin. Elles parlent d’elles même, de leur passé et de leurs souffrances secrètes trop longtemps refoulées : « La liberté qui sort de la chambre chaude !…Retrouver l’eau qui court, qui chante, qui se perd, elle qui libère »
⦁ Conclusion
L’objectif de cette recherche était de vérifier empiriquement le degré de participation ou de l’exclusion de l’écrivaine africaine dans les schèmes de perceptions et les références de la carte de réalité et de la vision du monde de l’étudiant africain. L’analyse de contenu des données collectées à partir des entretiens que nous avons menés révèle que plus de la moitié de notre échantillon des étudiants enquêtés reconnaissent la présence et l’impacte des ouvrages de certaines écrivaines africaines et leur contribution à traiter des phénomènes sociaux en général et la condition de la femme en particulier et à faire un contre discours positif.
Pour ce faire, notre recherche serait-elle une invitation pour s’interroger sur l’histoire de la femme africaine pour comprendre son présent et prévenir son future. L’école serait-elle le lieu par excellence d’études des problématisations du genre et de l’intégration culturelle de la jeunesse ? C’est en effet, selon les propos de Durkheim, le cœur de la « socialisation méthodique de la jeune génération ».

 

 

 

 

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