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Festival du Jazz à Tabarka: Soirée d’ouverture de l’édition 2018

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Le coup d’envoi du Festival du Jazz à Tabarka a été donné hier au nouveau Théâtre de la Mer. En présence des autorités régionales et d’un public nombreux qui a pris d’assaut les gradins du théâtre. C’est l’artiste Yasmine Azaiez qui a ouvert le bal accompagnée d’Omar El Ouaer au clavier et de Mohamed Abdelkader Haj Kacem aux percussions. La deuxième partie de la soirée a été assurée par le groupe Jazz Oil. La soirée d’ouverture a tenu toutes ses promesses, dressant le portrait saisissant du jazz dans un décor à couper le souffle.
Cette année, grâce au soutien historique et inconditionnel du ministère du Tourisme et de l’Artisanat, de la participation pour la première fois du ministère des Affaires Culturelles et du parrainage des sponsors ( STB, MG, Lilas,…), le nouveau Comité d’organisation a tenu toutes ses promesses en proposant une édition historique qui présente le jazz dans un décor à couper le souffle à savoir le nouveau Théâtre de la Mer, un rêve qui a caressé plusieurs générations.
Le défi était de taille, à la fois acoustique, logistique et artistique : investir le nouveau Théâtre de la Mer, proposer une programmation de qualité et puis convaincre les festivaliers d’investir ce nouveau pôle de la manifestation. L’équipe du Festival avait imaginé ce lieu vibrant et bouillonnant, afin d’honorer le jazz et ses musiques sœurs dans la fête. Le public était au rendez-vous de la première soirée.
C’est donc l’artiste virtuose Yasmine Azaiez qui a meublé la première partie de la soirée d’ouverture. Avec sa grâce et majesté et accompagnée d’un duo (clavier et percussions), Yasmine Azaiez a ouvert son spectacle avec un morceau instrumental (introduction) de son album « Fusion ». Une très belle entrée avec des sonorités aériennes merveilleusement exécutées par des instrumentistes talentueux.
Ensuite Yasmine s’est lancée dans un enchaînement de morceaux aussi remarquables les uns que les autres en visitant ses titres issus de son album « Fusion ».
Ce fut une prestation qui mêle des compositions personnelles de l’artiste avec d’illustres pièces du patrimoine musical tunisien qu’elle a réarrangé à sa manière djazzy, à l’instar de « Djerba » de Radha Kalai, « Samra » de Hedi Jouini ou encore le grand standard de jazz de Duke Elligton, « Caravan » sur lequel elle se révèle également comme chanteuse.
Un mélange des genres entre l’Occident et le Moyen-Orient, fait de nuances et d’improvisations, dans lequel les cultures dialoguent entres elles, se répondent, fusionnent, oscillant entre tradition et modernité.
La deuxième partie de la soirée d’ouverture a été assurée par le groupe Jazz Oil, dirigé par le compositeur et bassiste Slim Abida et Nidhal Jaoua, ce joueur de Qanun. Le public a savouré le concert « Lemma » du nom de leur album et les choix artistiques qui donnent à JAZZ OIL une identité et une couleur musicale particulière. Les morceaux présentés en l’occurrence « Jounoun », « Lemma », « Souvenir », « Tounes » ou « Paris », furent une rencontre entre l’Orient et l’Occident, un « pont » entre le Jazz et les musiques arabes, grâce à une alchimie inattendue entre la basse et le qanun qui propose une nouvelle technique de jeu.
Ce fut une soirée qui porte la marque de la nouvelle mouture du Tabarka Jazz Festival, plus grand et sublimé par une esthétique repensée, qui a fait forte impression auprès du public. Le pari de surprendre et susciter l’engouement du public a été remporté. La suite du programme, dans cette nouvelle configuration, porte déjà la marque de grandes pointures du jazz à l’instar de Kid Créole & The coconuts ou encore de Buika.

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