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Vernissage de  » LE SYNDROME D’ULYSSE de SOUNDWALK COLLECTIVE « 

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LE SYNDROME D’ULYSSE

de SOUNDWALK COLLECTIVE

 

Petit Palais, Musée national du Bardo, Tunis

 

Direction artistique de Massimo Torrigiani

Installation de Luca Cipelletti

 

Vernissage: Jeudi 27 septembre à 19

 

Du 28 septembre au 4 novembre 2018

 

www.soundwalkcollective.com – www.fantomeditions.com

 

Le Syndrome d’Ulysse de Soundwalk Collective est une exposition produite par l’associaton Fantom, sous la direction artistique de Massimo Torrigiani, avec l’installation de Luca Cipelletti, et présentée par l’Istituto Italiano di Cultura di Tunisi dans le cadre du projet “Italia, Culture, Mediterraneo” du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale Italien. L’exposition sera successivement présentée à Beyrouth. Une installation de sons et de lumières, qui animera du 28 septembre au 4 novembre 2018, le Petit Palais du Musée national du Bardo, considéré comme l’un des plus anciens musées du monde arabe et de l’Afrique.  

 

L’EXPOSITION

 

Un panorama sonore de la Méditerranée composé en parcourant le voyage d’Ulysse de Troie à Itaque. Une vaste sélection de fragments, de chants, d’harmonies: un chœur, une entropie auditive.

 

Pendant plus de deux mois de navigation le long des côtes du Moyen Orient, de l’Italie, de l’Afrique du Nord et de l’Europe Méridionale, équipé de scanner, d’antennes et de magnétophones, le Soundwalk Collective a intercepté, grâce à une écoute technologique, des superpositions accidentelles de bruits, musiques et voix, des conversations privées et des communications de service, entre des bateaux, des navires et la côte. Le collectif a par la suite réécouté en studio les enregistrements effectués, pour mieux saisir le sens de chaque son, de chaque trace, de chaque diaphonie: des ébauches d’histoires, des aperçus de mondes, en se laissant conduire vers ce qui s’est révélé un état des lieux de la Méditerranée. Le résultat est une carte musicale en recomposition continue, une installation polyphonique, le reflet d’un monde sonore.

Le Musée national du Bardo, à Tunis, acceuille cette phonographie dans les locaux du Petit Palais (‘Palais Arabe’), l’ancienne aile du palais – construite dans un style architectural traditionnel sous le règne du Bey Hussein II (1824-1835) –, où se trouve la collection des traditions et des métiers. Le Bardo, qui est l’un des plus anciens musées du monde arabe et de l’Afrique, accueille l’histoire des civilisations qui se sont succédées dans la Méditerranée et dans les terres africaines depuis leurs premiers murmures, en reliant la préhistoire au monde contemporain. Entre identité nationale et collective, diversité et intégration. L’héritage du passé, gardé dans les salles du Musée, fusionne avec les voix et les sons qui ont accompagné, et continuent de le faire , son existence, dans un voyage à travers l’histoire de l’humanité.

“En écoutant Le Syndrome d’Ulysse (les signes d’Ulysse, ou l’ensemble de ses itinéraires), j’entends ce déplacement de refrains. Je ne suis pas figé sur les signes, mais à la dérive dans les signaux. Comme une chauve-souris ou un dauphin, j’entends des scansions de fréquences qui auraient été autrement inaudibles à mes limites humaines et ces voix et ces tons capturés par l’éther me semblent être notre équivalent des voix des dieux qui prononçaient “des paroles qui s’envolaient”; la musique revendique ses affiliations régionales et culturelles et pourtant, en même temps, elle s’éloigne désorientée dans l’océan du son.

L’une des syrènes dans l’Ulysse de Joyce produit un coquillage, un cor de mer, pour permettre à l’un de ses clients d’écouter. “Même son oreille à elle est un coquillage”, écrit Joyce, “le lobe qui pointe… la mer qu’ils croient entendre. Qui chante. Un rugissement. C’est le sang. Le flux dans les oreilles quelques fois. Et bien, c’est une mer. Des îles corpuscules”. Des notes fluctuantes, des plaintes, des voix incorporelles, le bourdonnement de l’existence contemporaine. Quelle est la figure; quel est le terrain? De l’intérieur de nos îles corpuscules nous fermons les yeux, en partant vers la mer pour découvrir exactement ceci”. David Toop, dal saggio Black-Winged Night in Soundwalk Collective, Transmissions (Dischi Fantom 01, 2017)

 

Le projet a commencé à Palerme en juin 2018, dans le cadre de la biennale Manifesta, avec le soutien de l’Ambassade de France en Italie, de la Fondation Nuovi Mecenati et de l’Institut Français de Paris, sous le patronage du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale italien. Après Tunis, Le Syndrome d’Ulysse ira à Beyrouth grâce au soutien de l’Istituto Italiano di Cultura di Tunisi.

 

 

LES ARTISTES:

 

SOUNDWALK COLLECTIVE

 

L’approche à la composition du collectif d’artistes-musiciens Soundwalk Collective (Stephan Crasneanscki, Simone Merli, Kamran Sadeghi) associe l’anthropologie, la narration non linéaire, la psychogéographie, l’observation de la nature et les explorations dans l’enregistrement et la synthèse sonore et musicale, en plus de la photographie et des vidéos.

Le matériel utilisé pour les oeuvres est toujours lié à des lieux spécifiques, naturels ou artificiels, et exige de longues périodes d’étude et de recherche sur le terrain.

Les artistes ont exposé leurs installations audio-vidéo, au Rubin Museum (New York), au District Six Museum (Cape Town), à Capo d’Arte (Gagliano del Capo, Lecce), et au Times Square (New York), où ils ont monté Jungle-ized, une grande installation participative en avril 2016.

Ils ont interprété leurs compositions live au Funkhaus Berlino; La Monnaie (Bruxelles); Opéra Dijon; Triennale Teatro dell’Arte (Milano); Opéra de Lyon; CTM Festival (Berlin); KW Institute of Contemporary Art (Berlin); Volksbühne (Berlin); Novas Frequencias Festival (Rio de Janeiro); Strichka Festival (Kiev); Arma 17 (Moscou); Barbican Center (Londres); Berghain (Berlin); Centre Georges Pompidou (Paris); Firenze Gould Hall (New York); Mobile Art di Zaha Hadid (Hong Kong, Tokyo, New York); MUDAM (Luxembourg); MuCEM (Marseille); Museo Madre (Naples); Musée National de Singapour; New Museum (New York); TAP (Poitiers) et Villa de Noailles (Hyères).

En 2016 ils ont publié Killer Road, un album enregistré avec Patti Smith, dédié à la chanteuse Nico, et en 2017 Before Music There Is Blood, un travail qui associe les sons s dans les cours et dans les couloirs des conservatoires de Naples, Saint Petersbourg et Shanghai.

Récemment,  ils ont composé la colonne sonore pour deux nouvelles productions de la chorégraphe Sasha Waltz, actuellement en tournée internationale, et ils ont publié un album, What We Leave Behind, faisant partie d’un plus grand travail radiophonique et éditorial sur les archives du réalisateur Jean-Luc Godard.

Transmissions, une anthologie de leurs oeuvres basées sur des enregistrements effectués dans la Méditerranée, dans la Mer Noire, en Bessarabie et dans le désert du Rub al Khali, a été publiée par Fantom en 2017.

 

LES DIRECTEURS ARTISTIQUES:

 

MASSIMO TORRIGIANI

 

Il vit à Milan où il a contribué à fonder l’association non lucrative Fantom dédiée à la photographie, aux sons et aux arts visuels, dont il est également co-directeur, ainsi que l’agence créative Boiler, née principalement pour soutenir la publication de la revue internationale d’art homonyme.

Il est membre du comité artistique de la manifestation Triennale Teatro dell’Arte et directeur artistique de Capo d’Arte, une association non profit dédiée à l’art contemporain dont le siège se trouve à Gagliano del Capo (Lecce).

De 2015 à 2017 il a été le consultant en art contemporain pour la Commune de Bari, notamment pour le projet de restructuration des bâtiments historiques destinés à accueillir le nouveau pôle muséal de la ville.

De 2014 à 2016 il a présidé le comité scientifique du PAC, centre pour l’art contemporain de la Commune de Milan, en co-dirigeant des expositions comme Armin Like: L’apparenza di ciò che non si vede; Cuba: Tatuare la storia; Super Superstudio: Arte e architettura radicale; Jing Shen: L’atto della pittura nella Cina contemporanea; Glitch: Interferenze tra arte e cinema in Italia; Un delitto quasi perfetto: Arte ed estetica del crimine.

De 2010 à 2012, il a dirigé la foire d’art contemporain de Shanghai SH Contemporary, et de 2014 à 2017 il a été le directeur créatif du festival Art In The City, soutenu par la municipalité de Shanghai, dédié à la nouvelle scène créative en Chine.

Entre 2001 et 2009, io a dirigé la revue apériodique d’art Boiler et le mensuel de mode et de culture Rodeo.

Il a travaillé sur des projets de recherche portant sur le rapport entre art, culture et ville. Il a travaillé comme consultant pour des maisons d’édition et des entreprises de mode et design. Il a aussi organisé des concerts dans différents clubs, théâtres et espaces non conventionnels, et écrit sur l’art, la musique et les coutumes dans différentes revues internationales.

Récemment il a travaillé avec des artistes et designers tels que Andrea Anastasio, Arthur Arbesser, Caterina Barbieri, Paola Besana, Gentucca Bini, Shilpa Gupta, Matthew Herbert, Lee Kit, Mario Milizia, Diego Perrone, Li Shurui, Chiharu Shiota, Francesco Simeti, Georgina Starr, Esther Stocker, Iris van Herpen, Nanda Vigo, Lorenzo Vitturi, Yang Fudong, Raed Yassin, Zeitguised et Zimoun.

 

LUCA CIPELLETTI Installation

 

Diplômé en architecture au Politecnico di Milano en 2001. Pendant ses études universitaires, il collabore avec Albini Helg Piva pour des concours nationaux et internationaux d’architecture et récupération, et en parallèle avec différentes institutions publiques, en développant des centres d’intérêts interdisciplinaires. De 1992 à 1998 il travaille au bureau de presse de la Chambre Nationale de la Mode Italienne et de 1996 à 2001 il s’occupe de la promotion culturelle du Teatro alla Scala, en coordonnant le Groupe Jeunes de la Fondation Milano per la Scala en tant que membre du Comité Exécutif du Conseil d’Administration.

De 1998 à 2001 il travaille avec la Région Lombardie pour un projet de recherche sur les musées, suivi par des activités de monitorage des musées, de planification, de publication et de conférences sur les thèmes de l’installation et de la muséographie.

En 2000, il fonde à Milan le cabinet AR.CH.IT et à partir de 2003 il collabore pendant dix ans avec les Nations Unies – Millennium Campaign en tant que consultant externe et directeur artistique.

Le cabinet AR.CH.IT développe des projets qui vont de l’urbanistique à l’architecture, de la muséographie à la direction artistique. Récemment il a complété le projet de récupération de la section “Cavallerizze” du Musée de la Science et de la Technologie Leonardo da Vinci de Milan ainsi que la réalisation du  Museo della Merda à Castelbosco (PC), dont Cipelletti est directeur créatif, et grâce auquel il a remporté en 2016 le Milan Design Award comme meilleur projet d’exposition de la catégorie Fuorisalone.

Parmi les projets en cours: de nouveaux pavillons pour le Musée de la Science et de la Technologie de Milan, un Musée pour l’entreprise Bitossi Ceramiche en Toscane et le masterplan du Pôle pour l’art et la culture contemporaine de la Commune de Bari.

Il a monté plus de cent expositions et réalisé des projets avec des oeuvres d’artistes et de designers comme Anne et Patrick Poirier, David Tremlett, Donata Pizzi, Alberto Savinio, Ettore Sottsass, Mario Sironi et Soundwalk Collective.

 

 

LA PRODUCTION:

 

FANTOM

 

Née entre Milan et New York en 2009, Fantom est une association non lucrative qui explore les nouvelles trajectoires de photographie, des sons et des arts visuels. Elle a commencé ses activités avec la publication d’une revue trimestrielle et d’une série de livres distribués dans plus de 20 pays. En 2012 elle a interrompu la publication de la revue pour évoluer dans un collectif qui imagine et produit des expositions, des installations et des projets éditoriaux dont des expositions personnelles et les performances de Batia Suter, Brice Dellsperger, Mario Milizia, Maurizio Anzeri, Raed Yassin, Ruth van Beek, Shilpa Gupta, Soundwalk Collective, Taisuke Koyama et Yang Fudong; ainsi que les Rencontres Internationales de la Photo de Fès (Maroc, 2014). De 2015 à 2017 Fantom s’est chargée de la programmation de la galerie Viasaterna de Milan, en réalisant les expositions personnelles de Guido Guidi, Lorenzo Vitturi, Mario Milizia, Takashi Homma et Theo Drebbel, ainsi qu’une série de personnelles et collectives, dont 2016: Sulla nuova fotografia italiana. De 2016 à 2018, elle a coordonné la réalisation d’un cycle d’expositions commissionnées par la Commune de Milan et produites par l’entreprise Alcantara à Palazzo Reale: Ho visto un re; Codice di avviamento fantastico; Nove viaggi nel tempo. En 2018 elle a produit l’installation sonore du Syndrome d’Ulysse de Soundwalk Collective à l’Oratorio di Santa Maria del Sabato, à Palerme, dans le cadre du programme officiel de la biennale Manifesta. Grâce à son étiquette discographique, Fantom a également publié une édition du Syndrome d’Ulysse dans une anthologie composée de quatre volumes dédiée au travail de Soundwalk Collective, parue en 300 exemplaires distribués par SoundOhm. La coordinatrice de la production Le Syndrome d’Ulysse est Ilaria Speri.

 

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